La dame qui nourrit les iguanes de Guayaquil.

Un retour progressif vers la civilisation et le monde urbain.

Nous avons quitter notre petite île d’Isabella il y a deux jours et depuis nous revenons peu à peu vers Paris.

Heureusement une soirée et une nuit sur l’île de Santa Cruz nous ont permis de reprendre pied doucement avec la réalité, à Santa Cruz, il y a plus de monde, plus de voitures, mais il y a encore la mer, des otaries et des iguanes marins. Dans le port à la nuit tombée, nous avons pu voir de nombreux requins et une escadrilles de raies en train de chasser, un héron nonchalant semblait attendre le poisson lui aussi…

Puis hier matin, nous avons repris l’avion pour Guayaquil et là franchement rejoindre l’aéroport de Baltra n’est pas une mince affaire : un taxi jusqu’au terminal des bus, le bus jusqu’au canal ( 45minutes), le bac pour traverser le canal et un autre bus jusqu’à l’aéroport, en tout plus de deux heures !! et le plus rigolo c’est que les bus ne sont pas synchronisés avec les horaires de vol, donc pour un avion à 12h30, départ 7 heures…. bon on va pas râler, les Galapagos, cela se gagne !!

L’arrivée à Guayaquil est un peu plus douloureuse ( pourtant le taxi est bien là à l’aéroport et le bed and breakfast est charmant). Mais Guayaquil est une grande ville très chaude, un peu crado et bien bruyante, bref ce n’est pas l’étape la plus agréable du voyage, néanmoins quelques endroits plutôt sympas tels que le parc Simon Bolivar en face de la cathédrale où s’ébattent très joyeusement des dizaines d’iguanes terrestres ( et ça nous n’en avions pas encore vu, sur les îles ce sont des iguanes marins). Ils sont rigolos, certains paressent sur les pelouses et d’autres grimpent dans les arbres ( faut pas rester sous les arbres…). Il y avait là une petite dame charmante qui les nourrissait de salade et puis elle fait des petits paquets de salades qu’elle vend 50 centavos. Du coup j’ai pu donner à manger aux iguanes, ils sont très conviviaux, certains essayant même de me piquer mon paquet de salade !! Les enfants caressent les animaux qui sont vraiment très domestiqués !

j’ai commencer ce post à l’hôtel en attendant le taxi, et je le termine à l’aéroport, l’enregistrement est fait, demain nous serons de retour parmi vous, nous serions bien resté aux Galapagos ou dans la Sierra, mais c’est un plaisir aussi de vous retrouver !

Prochainement je tenterai mettre en ligne quelques bouts de video et d’autres commentaires qui nous auraient échappé….

Marie chez les requins.

Marie chez les requins.

Demain nous quitterons l’île d’Isabela pour rejoindre l’île de Santa Cruz.

Dimanche nous avions fait une journée farniente comme le préconise le seigneur et nous en avons profité, presque opportuniste, pour visiter l’église à l’heure de la messe. L’assemblée des fidèles était somme toute réduite mais l’atmosphère fort joyeuse avec guitare, tambour traditionnel et chanteuses pour une liturgie un peu plus « world music » bien rythmée.

Cependant l’église elle-même possède une architecture remarquable à plus d’un titre. Rien n’est droit, rien n’est symétrique, pas de bénitier, pas de fonds baptismaux une grand porte ouverte en permanence. La lumière pénètre à travers des vitraux qui représentent les animaux de la contré : fous à pattes bleues, iguanes marins, tortues géantes, etc…Il y a même une statut de tortue géante au pieds du clocher.

L’autel lui même d’une grande simplicité est survolé par un christ les bras ouverts et en lévitation au-dessus de ce petit monde. Un vrai convertisseur !

Cet après-midi nous sommes allés sur l’îlot Las Tintoreras l’un des îlots qui protège Puerto Villamil de la grande houle de sud et du courant de Humbolt. Cela produit un havre pour les marins et pour les animaux.

Cet îlot abrite plusieurs groupes de bêtes, des iguanes marins et une aire de nidification, des manchots des Galapagos, une mangrove investie par les lionnes de mer et leur petits, des canyons où se reposent les requins à pointes blanches qui partiront à la nuit pour leur chasse, les eaux calmes qui accueillent un grand nombre de tortues de mer qui broutent paisiblement et se promènent par dessus les requins et toujours la présence des crabes rouges ou noirs qui sont certainement les plus farouches de tous les animaux du coin. Car il est certain que les animaux ici ne sont pas farouches et se laissent approcher d’une manière incroyable. Démonstration de pêche en piquet avec pénétration de la vague à l’horizontale d’un fou à pattes bleues ou d’une frégate magnificens mais elle ne fait qu’effleurer à la surface et prélève sa proie au passage.

Donc avec notre guide et nos acolytes après une promenade terrestre nous sommes partis avec palmes masque et tuba pour une rencontre in-vivo. Et quelle rencontre ! Tortue nonchalante broutant tranquillement tandis que les girelles et autres labres locaux finissaient les restes du festin, presque à lui enlever « le pain de la bouche ».

Poursuite de la randonnée aquatique dans le dédale des blocs de lave. Rencontre avec les manchots qui sont de trop bon nageurs , une fois parti on les perd rapidement. Et au même moment apparition d’un bébé lion de mer qui lui par contre est carrément venu se jouer de nous, faisant des arabesques sous nos masques, zigzaguant entres les baigneurs dans une sorte de jeu comme chat, une belle rigolade et ensuite il nous a accompagné jusqu’à la fin.

Entre temps notre guide nous a conduit au canyon des requins que nous avons emprunté à la queue leu leu surnageant le repère aux requins à pointes blanches. Du petit de 60-70 cm au plus gros pouvant aller au-delà de 2 m quand même et surtout on peut estimer le nombre entre 20 et 30 bêtes dans un canyon faisant 1m de large par endroit, et nous étions à marée basse donc environ 1,5 m au-dessus du troupeaux ! Au déboucher de la faille notre ami le bébé lion taquinait le dernier requin qui finit par quitter son antre…

Retour au bateau et même si l’on a fait le parcourt à la « palme de course » c’était une super rando !

Comme vous le savez déjà je n’ai plus de moyen pour faire des images sous marines donc aucune illustration subaquatique ne viendra illustrer cet après-midi là.

A bientôt .

La Sierra Negra

La Sierra Negra
Mais cette montagne noire n’a rien à voir avec la notre, c’est un volcan parmi tant d’autres sur ces îles qui sont volcaniques. Il possède l’un des cratères les plus grand au monde avec 11 km de diamètre et le fond de sa caldeira est noir. La dernière éruption date de 2005 et l’épanchement des laves c’est produit à travers sur une fissure sur l’un des flan avec une coulée dans le cratère et une autre le long de sa pente extérieur.
Il apparaît nettement les différentes coulées avec une datation possible par l’apparition de la flore: plus la coulée est ancienne et plus la flore est développée. Sur la dernière coulée il y a déjà des plantes qui se sont développées mais on se demande comment elle font tant le lieu est inhospitalier.
La rando faisait 16 km à une altitude moyenne de 1000 m. La vue du sommet est magnifique, au delà des champs de laves se profile les cotes et la mer (océan pacifique).
La végétation bénéficie sur le côté sud d’une plus grande humidité et est plus luxuriante que le côté nord. Les goyaviers ont envahi les partie hautes et sont exploités.


Le parc national des galapagos démarre à la fin du sentier que nous avons emprunté et il est interdit à quiconque d’aller plus loin… Dommage !
Ce soir baignade à la Concha des perla avec un ou une lionne de mer un peu joueuse et curieuse… Un pingouin a aussi fait un passage.
Quelques photos à suivre

A bientôt.

Las tuneles ou les tunnels.

Las tuneles ou les tunnels.

Nous avons embarqué sur une vedette pour nous rendre dans cette zone de labyrinthe volcanique que les autochtones nomment las tuneles du fait de la présence de tunnels basaltiques, de voutes et de pont supportant des cactus pipe et une rare végétation.

Après environ 1h de navigation à une bonne vitesse il faut franchir une zone de rouleaux assez impressionnants . Le Pilote y regardant plutôt 2 fois qu’une avant de mettre à plein gaz pour éviter les vagues dangereuses. Cette chose faite on se retrouve dans un enchevêtrement de canaux et de passages à faible profondeur au point que l’on aperçoit déjà les tortues marines et d’autres poissons. A l’entrée de la zone comme des concierges sur leurs pas de portes les pingouins des Galapagos nous attendent séchant au soleil sur leurs rochers absolument pas étonné de nous voir passer. Un ou deux lions de mer, le pélican de service et aussi le fameux fou à pattes bleu, endémique du lieu.

Carlos notre guide est « survolté », il montre les choses sans se préoccuper des personnes qui l’accompagnent. Un peu trop je le fais pour gagner pas vie , c’est à prendre ou à laisser. Nous le verrons plus tard dans l’eau en snorkilling il a eu un comportement limite dangeureux, ne s’assurant absolument pas des capacités de chacun et ne recherchant qu’une chose de faire des photos des personnes qui devant un pingouin, qui devant une arche, qui devant la tortue. Equipé d’une combinaison il n’a prévenu personne que dans de l’eau à 24° on aurait rapidement froid et très froid pour certain. Avec Marie nous avons fait notre petite rando perso, loin du groupe bruyant et agité avec le pingouin dans l’eau à 1m de nous, quelques énormes perroquets sousmarins, quelques poissons anges, des demoisselles en version locale, des magnifiques blennies, bref un monde qui ne demandait qu’à être découvert.

Entre temps notre groupe était partie dans les méandres volcaniques et le bateau avait quitté son corps mort pour aller je ne sais où… Bref deux plongeurs et plus personne autour à une distance honnête…Carlos c’est pas bon tout ça…

Quand on parle de snorkling c’était le long de rochers avec 3 à 5 m d’eau autour. Par contre Carlos était tellement bruiyant à invectiver ces clients qu’on l’entendait au-delà des rochers ! C’est beau le silence de la nature et pour faire fuir les animaux c’est carrément top !

Le moindre bon sens voudrait que l’on fît le moins de bruit possible et le moins de gesticulations aussi ! Mais heureusement que nous sommes au galapagos et que la faune est abondante et peu farouche.

Nous avons changer de lieu pour un deuxieme snorkling dans une zone de magrove peu profonde et bien que notre agité de service criait et gesticulait nous avons vu un ou deux hippocampes, un banc de petites raies dorées, trois ou 4 tortues marines déjà recouvertes de lichen et qui broutaient sans se préoccuper de notre présence. Ensuite sous une voute marine, un groupe de 4 à 5 requins pointes blanches ou requins dormeurs que l’on a fini par réveiller. Nous étions dans une zone peu profonde 1,5 m max. Une très jolie petite raie aigle léopard nageant avec leur des requins… Après une heure de baignade nous avons regagné le bateau frigorifiés.

Sur la route du retour, arret au Rocher Union Rock pour voir d’autre fou et des lions de mer perchés sur les emplacements complètement improbable. J’ai récupéré les photos de Didier un français qui était avec nous sur cette excursion et je mettrai des photos lorsque le réseau me le permettra … Arrêt à nouveau pour voir les ailerons de raie mantas géantes en train de se goberger de plancton.

Belle journée en mer même avec Carlos

Isabella, une île du bout du monde

Isabella, une île du bout du monde

Nous sommes arrivés hier soir sur Isabella, la plus grande île des Galapagos, la plus grande mais également la plus sauvage des îles habitées .


Bonne surprise, une dame charmante nous attendais au ponton, nous n’avions pourtant pas dit avec quel bateau nous arrivions… c’est la patronne de notre hôtel le « Sula Sula » qui est tout à fait sympa et très tranquille.

Ici, il y a 1900 habitants pour 4588 km2, les rues ne sont pas asphaltées, elles sont recouvertes de sable et évidemment, il n’y a presque pas de voitures ( seulement des pick up qui font taxi et des petites motos). Contrairement à Santa Cruz, il n’y a quasiment pas de magasin pour les touristes, mais quelques bazars qui vendent de tout.

Nous voici donc au bout du monde dans un petit paradis qui nous rappelle un peu l’île Rodrigue, les iguanes et les otaries en plus.

Ce matin, nous avons fait une grande ballade les pieds dans l’eau le long des quatre kilomètres de plage de sable blanc qui part de Puerto Villamil ( la capitale de l’île), nous avons dû croiser dix personnes en trois heures de ballade, mais une bonne vingtaine d’iguanes qui lézardent au soleil ou se dépêchent de rejoindre le rocher suivant, ils sont rigolos quand ils droppent !! et une toute petite baignade ( mais nous sommes déjà rouge écrevisse…), cette après midi petit snorkeling à la sortie du village avec les gamins du coin et les otaries à la concha de la Perla. Après un ¼ h de masque j’ai passé 3 mn avec une belle raie aigle… vous n’aurez pas de photo je me suis fait tiré ma pseudo GoPro à l’aéroport de Guayaquil (Gilles). Snif !

Demain nous partons en bateau pour un « vrai snorkeling » à « las Tuneles », on vous racontera.

Pour attendre la suite : Patrimoine mondial de l’Humanité

Archipel des Galapagos, Puerto Aroyo

Depuis quelques heures nous voici rendus à Puerto Aroyo sur l’île de Santa Cruz. ça faisait pas 5 mn qu’on déambulait que le cri rauque du phoque se fit entendre à quelques enjambées. Marie ira même lui tenir compagnie quelques instants…

Ensuite nous passâmes par la criée aux poissons et nous rencontrâmes nos premiers pélicans, pas sauvage pour deux sous, et bien évidement le phoque de service très occupé à parfaire sa sieste. Au même lieu une heure plus tard un pêcheur nettoyait son poisson avec pélicans et phoques en alerte, prompt à récupérer le moindre déchet.

Arrivés proche du bureau de l’Armada del Ecuador, la famille phoque avec papa, maman, la bonne et moi, quelques potes reptiliens comme ces charmants iguanes et enfin les voisins écarlates, les crabes.

Un petit tour sur le ponton pour faire un salut à une troupe de petits requins pointes noires.

Déjeuner en front de mer dans la chaleur et la langueur des îles tropicales.

Voilà pour le décor, demain nous serons sur l’île de Santa Isabella.

A bientôt.

 

De Cuenca à Guayaquil.

Ce matin nous avons pris la route sous un beau soleil et nous nous sommes rendu dans deux bourgs à une trentaine de km de Cuenca pour découvrir les machés du dimanche.

D’abord celui de Guacelao puis celui de Chodeleg. C’est toujours avec gentillesse et simplicité que nous sommes accueuillis. Vous remarquerez les énormes cochons grillés que l’on voit depuis plusieurs jours sur les étales des marchés ou des boutiques. Les marchés sont autant des lieus pour acheter de la nourriture que pour consommer sur place !


Après une matinée pleine de couleur la route nous a conduit de 3200 m jusqu’au niveau de la mer.

Du soleil de la montagne nous sommes passés dans le brouillard puis la pluie avant d’atteindre la plaine couverte de bananeraies, de quelques champs de riz, de palmeraies et de kilomètres de cannes à sucre. Parti d’un climat andin ce soir nous sommes sous un climat tropical humide et chaud ! Transfert saisissant !

A bientôt.

Dernière soirée à Cuenca

Nous avons continué aujourd’hui notre visite de la charmante ville de Cuenca.

Durant ces deux journées nous nous sommes beaucoup baladés dans les rue de la ville qui regorge de places, parcs et bien évidement d’églises et de ses cathédrales, l’ancienne et la nouvelle. l’influence espagnole est très marquée tant dans l’architecture que dans l’urbanisme et ce beaucoup plus qu’à Quito.

Nous avons visité le musée aborigène qui est plutôt intéressant mais qui manque d’un peu d’explication. C’est riche en objet mais d’où il viennent exactement, à quoi servaient ils ? les questions restent posées.

Sur la place principale, bordée par les 2 cathédrales, les photographes rivalisent d’idées originales pour attirer les enfants: des chevaux, petits, moyens ou grands, mais factices, un vrai Saint-bernard ….

Deux journée tranquilles dans une ville tranquille. Demain nous prenons la route pour Guayaquil où nous prendrons l’avions pour les Galapagos.

A bientôt

 

Voir la pêche aux cormorans de Yangshuo et poursuivre son chemin…